Les abeilles et l’ensemble de l’entomofaune pollinisatrice sont de plus en plus fréquemment et massivement victimes des effets pervers et délétères de pesticidesPesticidessubstance chimique utilisée pour lutter contre les ravageurs des cultures de plus en plus toxiques. Ceci, en raison d’une évaluation parfois insuffisante avant leur homologation, d’autorisations parfois illégalement accordées et - encore trop souvent, de pesticides utilisés dans le cadre de mauvaises pratiques agricoles.
De plus, l’absence de rotation pertinente des cultures qui induit une sensibilité croissante des plantes aux maladies et aux parasites, génère souvent des surdosages de pesticides, dont les conséquences sont également fatales aux insectes utiles.
Impact sur la biodiversitéBiodiversitéLa biodiversité désigne la diversité du monde vivant au sein de la nature., les ressources naturelles - risques induits sur la santé humaine et animale :
Or, les abeilles, insectes pollinisateurs majeurs, assurent à elles seules 85% de la biodiversité végétale - soit la reproduction de près de 30 000 espèces répertoriées cultivées et sauvages, tout en améliorant considérablement les rendements et la qualité des productions agricoles. De plus, aucune technologie ne peut se substituer à leur rôle de pollinisateur.
Les abeilles comme l’ensemble de l’entomofaune pollinisatrice, nécessitent d’être protégées, afin de garantir durablement la préservation de la biodiversité végétale, qui constitue la base de l’alimentation humaine et animale, « assurance-vie » de l’humanité.
Cette carence des agents pollinisateurs majeurs est aujourd’hui une problématique mondiale.
L’impact direct d’un tel déficit d’agents pollinisateurs sur la biodiversité végétale est catastrophique. Il induit également, pour certaines productions agricoles, une diminution progressive notoire des rendements, ainsi qu’une baisse de qualité. (Les producteurs d’oléagineux, semenciers, arboriculteurs et maraîchers, en particulier, rencontrent des difficultés progressives à trouver des ruches disponibles pour la pollinisation de leurs cultures.)
Garantes irremplaçables de l’équilibre des écosystèmes agronomiques et spontanés, les abeilles sont aussi de remarquables indicateurs de la qualité de l’environnement, intimement liée à la santé humaine et animale.
Quelques chiffres.
Aprés ces dix dernières années d’utilisation de certains insecticides systémiques, la France a subi annuellement une perte de 500 000 ruches (soit 30% du cheptel national) que la filiére apicole n’a toujours pas pu reconstituée..
Et, annuellement, un déficit de production de 15 000 tonnes de miel.
1 kg de miel produit représente environ un million de fleurs visitées par les abeilles.
Le déficit apicole annuel de la France correspond ainsi à : Quinze mille milliards de fleurs annuellement non visitées par les abeilles (dont 85% ne seront pas fécondées).
Cette année 2007, aux Etats-Unis, les apiculteurs déplorent 70 à 90% de pertes dans leur cheptel.